La méditation | Se poser sur le sol, l’appel du calme serein | Les clés de la méditation

Sans la présence du sol sous nos pieds, que se passerait-il ?

Nous marchons tous les jours sans peut-être nous rendre compte que la terre nous porte ; elle offre une stabilité par la solidité du sol à l’inverse de l’eau que nous traversons de tout notre poids.

Mais la terre n’a pas seulement la particularité d’être solide, si nous regardons bien autour de nous elle porte les semences et les met au monde ; elle possède la capacité de prendre, de porter, de nourrir et ensuite de permettre une élévation : il nous suffit simplement d’observer les végétaux qui nous entourent.
Un arbre, une fleur trouvent la capacité de s’élever par la force qui émane du sol, la terre les nourrit et leur offre une stabilité en portant leurs racines à l’intérieur d’elle et les nourrit pour que la sève s’élève vers les hauteurs.
Il en est de même pour nous : la terre nous porte ; il nous suffit tout simplement de nous poser sur elle avec attention et conscience pour comprendre pourquoi toutes les traditions parlent de la terre comme d’une Mère.

La méditation | S’asseoir sur le sol | Techniques de base

Lorsque tu t’assieds sur le sol et que tu offres ta conscience et ton attention aimante à la terre, il se développe en toi un état d’âme particulier : la simplicité, la pureté, l’éveil dans l’essentiel.

Il faut que cette attitude devienne pour toi un état de base, une fondation pour ton travail.

Tu t’assieds sur le sol avec amour.

Tu prends conscience que la terre te porte et, avec confiance, tu déposes le poids de ton corps sur elle.
Dans ton corps tout devient léger et tu sens de nouveau l’énergie circuler librement en lui. A travers ta confiance en la terre, ce sont toutes tes tensions et tes blocages physiques qui te quittent, se dénouent.

C’est là une technique de base de grande purification.

Accepte la puissance de la simplicité lorsque le cœur participe.
Après le poids de ton corps, dépose consciemment tous tes soucis, tous tes problèmes, tes pensées sombres, tes sentiments perturbants, tes désirs inférieurs… sur le sol.
Imagine une douce lumière qui coule dans la sphère de ta tête, de tes mains et de tes pieds. Elle emplit tout le corps, et toutes les maladies, toutes les obscurités et les peurs te quittent par les pieds et entrent dans la terre pour être transformées.
Reste ainsi dans un état de calme, d’harmonie, de clarté.
Pense :

« Clarté dans la tête.
Harmonie dans les sentiments et les mains.
Calme Serein dans le ventre et les pieds. »

La terre aime que tu lui offres tout le négatif de cette façon car elle peut le transformer dans ses ateliers secrets.
Il s’agit là d’un exercice de base qui permet de prendre conscience de l’énergie de la terre mais aussi de son importance pour déposer tout ce qui nous entoure et vit à nos dépens.

Prendre conscience du sol qui nous porte

Consciemment, dépose sur le sol le poids de ton corps, abandonne-toi avec confiance en lui.
En même temps que tu offres ton poids à la terre, laisse tout le stress et les poisons psychiques accumulés couler de toi vers la terre.
Tu deviens léger et de plus en plus détendu.
Si tu accomplis bien cette technique, un état de calme serein intérieur et d’immobilité physique extérieure va apparaître.
Tu vas progressivement devenir semblable à une pierre seulement animée par ta respiration et ton être intérieur va devenir plus présent, conscient.

Attitude intérieure dans la méditation

« Assieds-toi sur le sol
et laisse naître en toi et autour de toi
une ambiance de pensées, sentiments et intentions
pures et sacrées. »

Lorsque nous sommes dans une immobilité parfaite, nous sommes prêts pour appeler le calme à l’intérieur de nous.

L’appel du calme serein dans la méditation

Avant d’entreprendre quoi que ce soit dans la vie, tu dois t’intérioriser, respirer profondément par le ventre et penser consciemment au calme serein qui vit en ton âme.

Ce calme doit devenir le point d’appui stable et inébranlable du temple intérieur que tu veux édifier.
Tu peux le faire en te concentrant dans le centre du ventre, en contrôlant ta respiration et ta pensée.

En se concentrant et en respirant par le ventre, la pensée s’éclaircit d’elle-même.

Dis-toi intérieurement:

« J’appelle en moi le grand calme.
Qu’il me pénètre tout entier et s’établisse dans mon être. »

Le calme serein dans la méditation

Le calme serein ne peut pas être amené par la force de la volonté mais il doit plutôt être souhaité de l’intérieur avec douceur et ensuite, il faut le laisser venir de lui- même. Il faut apprendre à agir sans agir, à l’appeler en le rendant présent par lui- même.
Du calme naît la patience qui est la bonne terre qui peut recevoir la graine de la vérité.
Dans le calme serein, la terre et le ciel sont apaisés. La terre peut s’ouvrir et accepter d’être transformée, d’être fécondée par le ciel, et le ciel peut descendre et accepter de s’incarner dans une forme pour l’ennoblir.

Le fondement de l’apparition du calme dans la méditation

Le fondement de l’apparition du calme serein réside dans le fait de poser le poids de son corps sur le sol avec confiance et de s’abandonner à la terre comme à une mère aimante.
Ensuite il faut entrer dans une position juste, le dos droit, le corps détendu et apprendre à ne plus bouger. La respiration doit être régulière et permettre d’augmenter la conscience claire et libre.
Plus tu entreras dans le calme serein, plus tu verras augmenter en toi la conscience claire, immobile et silencieuse.
Apprendre à ne plus bouger : c’est devenir immobile ; c’est cultiver un état d’immobilité extérieur mais aussi et surtout, intérieur ; l’état intérieur est rendu puissant par l’état extérieur.

L’Immobilité dans la méditation

« Que l’homme se taise, qu’il entre dans le silence,
dans l’immobilité, dans le grand calme
et qu’il essaie dans la patience et la douceur
de comprendre ce que le Divin lui dit de l’intérieur.
Le Divin est au-delà de ce que l’homme entend, voit, pressent.
Son langage est aussi clair que lorsqu’un homme
parle à un autre. »

La méditation | Entrer dans l’immobilité parfaite

Quand tu t’approches de ce moment où tu es calme, posé, tu t’éveilles de l’intérieur dans la douceur, dans le bonheur à l’intérieur de toi, dans la légèreté, jusqu’à ce que tu sentes que ton corps disparaît : tu entres alors dans une immobilité parfaite.
Si tu arrêtes toutes les activités du corps (pensées, sentiments, désirs), il apparaît en toi un monde intérieur.

Lorsque ce monde apparaît en toi, tu es fécondé par un monde supérieur. Tu commences à t’éveiller.

L’invisible caché dans la méditation

Tu commences à prendre conscience qu’il n’y a pas que la vie extérieure ; mais il y a en toi : l’invisible, le caché ; tes pensées sont vivantes, tes sentiments sont quelque chose, ta volonté est aussi quelque chose. 

L’énergie de la Mère dans la méditation

L’énergie de la Mère entre dans le corps de l’homme lorsque l’homme met son corps dans l’immobilité. La position juste naît de la détente, de la confiance en la Mère. Le terme de mettre son corps dans l’immobilité ne fait pas uniquement référence au corps physique. Pour la sagesse essénienne l’immobilité est un Ange et mettre son corps dans l’immobilité c’est se placer dans l’aura, dans le corps de cet Ange.

La règle, la base est d’être posé sur le sol.

Le bonheur et la plénitude intérieure d’être dans l’immobilité par la méditation

Lorsque vous avez compris que vous êtes posé sur le sol, que votre corps disparaît, vous sentez ce bonheur et cette plénitude intérieure d’être dans l’immobilité, alors vous laissez vos pensées être libres, vous ne les rejetez pas, vous ne les écartez pas, vous les laissez vous traverser puisque vous êtes calmes. Elles vont se calmer.
Par contre, si vous les écartez : vous avez bougé.
Par exemple, pour rester concentré sur Dieu dans le temple, quoiqu’il arrive autour, vous devez l’accepter, il n’y a pas de problème : acceptez les mauvaises pensées, elles ont le droit d’exister : c’est d’ailleurs nous qui les avons mises au monde, on aurait du mal à les rejeter maintenant ! Nous serions des parents indignes ! De plus, cela augmenterait notre pensée négative et ainsi de suite…
Conduisez vos enfants vers la Lumière en leur offrant ce qu’ils veulent : les pensées veulent la clarté de l’air, elles veulent se poser, elles trouveront le bonheur, elles se dissoudront, elles se libéreront, elles sont comme nous, elles veulent aller vers Dieu, toutes ! Toutes veulent aller vers Dieu ! Si le sol est la terre du corps, la clarté est une terre pour les pensées : les pensées veulent se poser sur la clarté et trouver le repos à l’image du corps sur la terre qui devient immobile. Nos désirs comme nos souhaits se posent sur la terre du calme. Nos sentiments se posent sur l’harmonie.

En étant immobile, posé sur le sol, nous dirigeons notre attention à l’intérieur de nous, vers le centre…

Se centrer dans la méditation

Se centrer signifie entrer dans le calme, entrer dans le silence, se poser, se rassurer, enlever le superflu et tourner toute son attention vers le centre, c’est à dire vers soi-même, vers le corps.

Se placer dans une posture de méditation et dans une immobilité

Se placer dans une posture de méditation et dans une immobilité tel que la pratiquait les pharaons et les esséniens depuis l’aube des temps pour être dans le silence avec toute son énergie tournée vers l’intérieur.
L’écoute doit être tournée vers l’intérieur, les yeux doivent être tournés vers l’intérieur, le souffle doit être tourné vers l’intérieur, le goût doit être tourné vers l’intérieur alors l’attention tournée vers soi peut apparaître.
Cette posture est travaillée naturellement dans le temple des Archanges mais l’homme doit d’abord avoir ce savoir comme une condition préalable pour s’en approcher.

La posture assise, l’immobilité, le contrôle de soi, l’attention tournée vers l’intérieur, vers l’immatériel, vers le non-corps engendrent la félicité, ouvrent la respiration et apportent la clarté.

Poser son corps, le placer dans l’immobilité sont les clés de la méditation mais le simple fait de le vouloir suffit à faire apparaître en nous plein de choses qui veulent bouger.
Rester dans l’immobilité est difficile, c’est un entraînement et nous ne sommes pas entraînés.
Si vous arrivez à rester dans l’immobilité parfaite de votre corps durant vingt minutes, dans une posture droite en posant ce qui vient vers vous sur la terre, c’est-à-dire :
toutes les tensions de votre corps, toutes les pensées, les sentiments, les états d’âme, les forces à l’intérieur de vous qui vous perturbent, tout va devenir clair en vous, votre corps va disparaître.

Vous allez faire cette expérience de différencier à l’intérieur de vous le corps et le non-corps, la partie invisible subtile de votre être : le précieux.
Alors apparaît le silence.

Le silence dans la méditation

Vous devez savoir entrer dans le silence et dans le calme. Vous devez savoir entrer dans une immobilité absolue.
C’est un grand respect.
Vous devez apprendre à vous détendre, jamais vous n’y arriverez si vous ne connaissez pas les secrets de la mère et si vous n’avez pas en vous certaines vertus qui sont des vertus de l’amour de la terre, de l’amour des arbres, de l’amour de la lumière, du soleil.

Le silence permet la communion avec le monde supérieur : Le silence d’être tourné vers le plus haut, de toujours regarder l’origine.

La pensée est apparue, mais quelle est cette intelligence qui veut se manifester à travers elle ?
La pensée de se relier, de se tourner vers ce moi supérieur.
Seul le silence permet de s’approcher de la source.
Nous entrons dans l’immobilité, dans le silence, dans le calme. Notre respiration est emplie de douceur.
Nous devons nous approcher d’un maître comme nous devons nous approcher d’une source.
Une source est précieuse, elle donne l’eau de la vie, elle lave, elle régénère mais nous ne devons pas faire n’importe quoi avec une source.
Nous devons être calme, nous devons être silencieux à l’intérieur, nous devons prendre soin de la source.
Si nous ne prenons pas soin de ce qui est précieux alors nous perdons la vie.
Après l’appel du calme serein qui correspond au centre de la volonté, le méditant peut se concentrer sur le centre du cœur pour s’unir consciemment à l’harmonie.

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